Les études de conception

Développer le projet éolien, c’est réaliser de nombreuses études et mesures sur le site.

L’étude de vent

L’installation d’un mât de mesure de vent au centre du site a permis d’évaluer la production. Avec des mesures de vent toutes les 10 secondes pendant 3 ans, l’étude a montré une vitesse moyenne de 7,5 m par seconde, ce qui prouve une très bonne ressource en vent.

L’étude paysagère

Pour l’étude paysagère, une trentaine de photos montages permettent d’anticiper la vision du parc depuis des points de vue proches ou éloignés.

L’étude acoustique

Pour l’étude d’impact, des acousticiens ont mesuré à plusieurs saisons le bruit initial dans les cours et jardins d’habitation proches. Ensuite ils ont modélisé le relief et la végétation pour obtenir des données topographiques. Enfin ils ont ajouté les niveaux de la production sonore des machines et les données de vent. Les logiciels ont alors calculé le bruit supplémentaire apporté par le parc éolien, selon la direction et la vitesse du vent.

Les acousticiens ont ainsi pu vérifier que le bruit supplémentaire ne dépassait pas les seuils réglementaires.

L’étude acoustique complémentaire définit un plan de bridage pour limiter le bruit supplémentaire lié au parc éolien (émergence) en-dessous des exigences réglementaires (+5dB le jour, +3dB la nuit). Dans les 6 mois suivant la mise en service du parc éolien, une campagne de mesure de bruit contrôlera le niveau de bruit sur les 12 points répertoriés dans l’étude.

 

Les études environnementales

 

Les oiseaux

Pour l’étude des oiseaux, l’ornithologue a observé les oiseaux à différentes saisons, 2 années de suite. La Ligue de Protection des Oiseaux (LPO42) a été associée au comité de pilotage du projet depuis l’étude de zone de développement éolien (ZDE) en 2010.

L’étude ornithologique révèle une faible densité de populations d’oiseaux dans l’aire d’implantation, et peu de passages migratoires, le couloir migratoire privilégié passant par la vallée de la Déôme et le col du Tracol. Deux éoliennes ont été écartées pour libérer le passage entre le Suc des Trois Chiens et les Cimes.

Les chauves-souris

L’étude a révélé qu’elles se concentrent autour du tunnel du Tracol à 1,8 km du site. Les crêtes déboisées de Taillard, ventées et plus froides que la vallée, sont peu favorables à la chasse ou à la reproduction. Les experts ont recueilli les ultrasons des chauves-souris émis la nuit. Ils les ont enregistrés grâce à des micros fixés à un ballon à 50 mètres de hauteur ou sur des arbres et aussi en parcourant la totalité du site.

Par conséquent, les éoliennes seront implantées à bonne distance des lisières des bois où circulent les chauves-souris.

La forêt

Le défrichement représente une surface de 10 ha. Il s’agit très majoritairement de la zone de reboisement post-tempête de 1999. Cette surface englobe les clairières (pour les fondations et plates-formes) et les chemins d’accès nouveaux. La dispersion est très comparable à ce qu’on rencontre régulièrement en forêt (trouée naturelle ou artificielle à la suite d’une coupe de régénération). Le projet privilégie les accès par les pistes forestières existantes. En effet, ces pistes permettent déjà la circulation des grumiers et des engins forestiers.

 

L’étude hydrogéologique

Pour la protection des sources, une étude hydrogéologique a permis d’identifier les zones sensibles. Le risque est la pollution accidentelle, en phase travaux, par des hydrocarbures d’engins de chantier. C’est un risque comparable à celui des engins forestiers qui exploitent déjà le site.

Suite aux études, l’arrêté préfectoral environnemental prescrit une série de mesures de protection de la ressource en eau, comme par exemple :

– l’empêchement des ruissellements de voirie vers les périmètres de protection des captages.

– une aire sécurisée de maintenance et ravitaillement des engins.

– des procédures et produits absorbants en cas de pollution, l’évacuation des déchets de chantier.

Enfin, le projet prévoit le suivi par un hydrogéologue indépendant avant, pendant et après le chantier. Ce spécialiste réalise les missions suivantes :

– mettre à jour la carte de l’étude hydrogéologique,

– baliser les zones sensibles,

– définir les mesures de précaution pour éviter le détournement des eaux superficielles,

– assurer la formation de tous les intervenants aux mesures préventives et curatives,

– réaliser chaque semaine la surveillance des captages d’eau des communes de Burdignes, St-Sauveur-en-Rue et Vanosc (analyses d’eau).